Edmond

Arles, un matin d’avril sous un soleil d’hiver,  j’ai aperçu un jardin oùtravaillait un homme. Un triangle sauvage, bordé par la voie ferrée en contrebas. Les maisons alentours vivent au rythme des trains quotidiens.
Curieuse, je suis revenue sur mes pas et j’ai entamé une conversation avec ce jardinier élaguant alors un figuier débordant. C’est ainsi que j’ai rencontré Edmond.
«C'est le Vent des Dames ! Celui qui souffle àl’heure oùles femmes attendaient leur maris la jupe levée sur les rochers !» Passionné des vents, de sa région et grand bricoleur, Edmond crée des girouettes.
C'est cette énergie étonnante, solaire, que j’ai aimé photographier durant mes nombreuses visites par la suite. Edmond ne s’arrête jamais. Et c’est suivi de près par Janine qu’il me fait visiter la ville, me raconte son histoire férrovière, politique et artistique.
C’est assurément un bon vent qui m’a poussé devant la maison de ce fameux arlésien.

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